Armed Forces, Peace and Democracy
The Peace Dove by Picasso

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Letter of December and HNY

"Yes, we can"

The last three months were especially characterized by our major event of the year: the Forum 2008 which assembled about 60 particpants from Central Asia and Europe in Kyrgyzstan from october 25th to november 2nd in order to deepen the dialog in the frame of the Alliance’ international symposium.

That is the reason why we published in october the contribution from General Jean René Bachelet on Military ethics and in november the opening speech from René Cagnat on "The Future of Central Asia"

Together with our best wishes for a New Year 2009 in peace and security we noe publish the december letter with our thinking about the challenges we will be confronted with, especially in regard to the change in presidency in the United States.

Happy New Year - Bonne Année - Gutes Neues Jahr - feliz año nuevo - С Новым Годом - zhana zhiliniz kutti bolsin - yangi yilingiz qutlug’ bo’lsin - - gelukkig Nieuwjaar - yeni yiliniz kutlu olsun - felice anno nuovo, buon anno - feliz ano novo - felicxan novan jaron

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Le 44. Président des Etats Unis d’Amérique

Yes, we can # oui, nous pouvons réussir" . Maintenant que Barack Obama va bientôt enménager dans la Maison Blanche, ce slogan, qui a fait naître beaucoup d’espoir chez les Américains, va devoir être mis en pratique par le nouveau président. Ce dernier en a conscience : la tâche qui l’attend est immense.

Lors de son premier discours, le démocrate l’a reconnu : "La route qui nous attend est longue. Le chemin sera escarpé", a mis en garde Barack Obama sur le podium installé au Grant Park de Chicago. "Nous ne toucherons peut-être pas à notre but en un an, ou même en un mandat. Mais, Amérique, je n’ai jamais eu autant d’espoir que nous y arriverons", a déclaré le sénateur de l’Illinois, qui deviendra le 44e président des Etats-Unis le 20 janvier prochain.

Et il n’y a pas que les Américains qui attendent de cette prise de pouvoir par le premier président noir des Etats Unis un changement radical de toute la politique américaine. Or, avant même être investit du pouvoir, l’environnement international le confronte déjà avec des crises des plus éxigeantes : la crise financière qui est en train de se transformer en crise économique (la récession se manifeste, le chômage monte et le déficit public pourrait dépasser les 1000 milliards sur l’année en cours), la crise politique qui taraude la crédibilité de l’hyperpuissance (résurgence de la Russie qui affirme sa nouvelle politique dans le Caucase, escalade de la violence dans le conflit israélo-arabe, intensification de la guerre en Afghanistan...) et la crise morale qui affecte bon nombre citoyens de la société américaine (jugement de la cour suprème sur Guantanamo, plus de 5000 morts dans les rangs militaires américains depuis 2003…) vont mettre ses capacités de «décideur » et de « meneur » à des rudes épreuves.

Mais, au moins, son équipe semble avoir mieux compris que l’administration sortante, que la sécurité et la stabilité ne résultent pas uniquement de la puissance militaire et de volonté d’imposer la loi du plus fort. Quand à Chicago le futur président affirmait que « dans ce monde incertain il est temps pour un nouveau départ pragmatique » et que son pays devrait « poursuivre une nouvelle stratégie en matière de politique étrangère et de sécurité, qui utilisera plus éfficacement tous les instruments de la puissance américaine pour les mettre en balance : les forces armées, la diplomatie, les services secrets, mais aussi l’état de droit, l’économie et l’exemple moral », ce sont des signes encourageants d’une prise de conscience vers une culture de sécurité moderne, intégrant toutes les disciplines de la gouvernance.

Espérons qu’enfin la plus grande puissance du monde utilisera mieux ses capacités pour influencer sur les conflits internationaux et plus particullièrement sur les dirigeants locaux dans les zônes instables, qui cherchent trop souvent la solution militaire rapide et définitive pour des problèmes qui ne peuvent être résolus qu’au prix d’une péréquation des intérêts et d’une (ré)conciliation des peuples traumatisés par les guerres. Souvent il suffirait que les Etats Unis prendront plus clairement position en faveur des règlements négociés et décourageront les bellicistes de prendre recours aux armes. Ces derniers temps, , les « faucons » se sentaient trop souvent soutenus dans leur approche militariste et les défenseurs d’une diplomatie équilibrée se voyaient accusés de lâcheté.

Quoi qu’il en soit, le peuple américain a clairment exprimé sa volonté de changer de politique, notemment dans les relations internationales. Ce faisant, il rejoint de nombreux autres peuples, fatigués par les terreurs de la violence et la destruction répétée de leurs fondements vitaux, durement acquis par le travail des générations de compatriotes et qui manifestent leur mécontentement de facon de plus en plus virulente.

Est-ce alors un moment décisif dans l’histoire où l’espoir des peuples de vivre en sécurité et en paix puisse mieux se réaliser ? Rien n’est moins sûr !

Mais peut-être une fenêtre va s’ouvrir pour un nouvel élan et pour motiver des centaines de millions de citoyens tout autour de ce globe de reprendre confiance et de se mobiliser davantage pour la construction d’un futur meilleur, où les peuples voisins, malgré leur histoire souvent douloureuse, se respecteront, s’entendront sur le tracé des frontières, se mettront d’accord sur la répartition des richesses en matières premières, s’accorderont sur l’utilisation des réserves en eau et en énergie, etc. Il y a pour cela autant de possibilités que de mots...

La crise actuelle de la globalisation peut aider à attiser encore cette motivation. La grande majorité des citoyens est acquise sur la nécessité des réformes. Maintenant les décideurs politiques, les analystes des crises et les acteurs économiques et industriels doivent passer du "pourquoi" au "comment" lorsqu’ils expliquent les changements nécessaires, afin de montrer aux citoyens qu’ils peuvent être réalisées. Pour cela, ils devront adopter un nouveau vocabulaire, développer des visions, nommer des "réalisateurs" qui fassent preuve de charisme et d’engagement quand ils portent leur message vers les citoyens. Ces changements impliquent une action durable, coopérative et cohérente, et ceux qui les défendent doivent surtout être crédibles et montrer l’exemple sur le plan moral et éthique.

Dans ces conditions, la nouvelle stratégie sera plus intéressante, plus visible et plus pertinente pour la vie quotidienne des simples citoyens. En utilisant les alliances citoyennes internationales et les moyens modernes de communication, notemment les réseaux et plateformes d’expression qui se multiplient sur l’internet, on dispose déjà des moyens pour mieux impliquer les citoyens et innover dans les domaines économique et social. Il faut plus de passion dans le débat public, pour que l’on passe d’un agenda de la peur à un agenda d’idées et de projets, qui encourage l’esprit pionnier et l’expérimentation.

La modernisation ne peut pas avancer en dehors du monde. Aucun changement sociétal profond ne sortira des échanges et rencontres élitistes et universitaires, et dans une démocratie, le futur est débattu par la majorité, et non pas par quelques uns."

Pour que le monde puisse avancer, gardons donc en nous cet espoir qu’a exprimé le Président de la République Fédérale d’Allemagne, Horst Köhler, à l’occasion de ses vœux de fin d’année : « Je vois dans la crise aussi une chance. Une chance pour davantage de coopération entre les peuples. Une chance pour un meilleur ordre économique et financier, où le capital servira à tout le monde et où personne ne doive s’en sentir menacé. Si nous y travaillons, alors cette crise nous renforcera. Maintenant, ceux qui ont des responsabilités sont appelés à se comporter en conséquence. Nous avons besoin de sensibilité pour le bien commun. Nous avons besoin de décence, de modestie et de mesure. La crédibilité rapportera la confiance. La confiance est le lien qui tient nos sociétés.

Que ce lien de confiance nous tienne nous aussi pendant cette nouvelle année 2009! Bonne Année !!!

Published in January 2009 by Manfred Rosenberger

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